Le temps de chargement d’une landing page mobile est de 22 secondes en moyenne1. Or, 53% des mobinautes quittent une page si elle met plus de 3 secondes à se charger2. Tour d’horizon des différents secteurs d’activité avec Daniel An, Global Product Lead, pour évaluer et comparer la vitesse de chargement des pages mobiles.

Ce n’est un secret pour personne : les consommateurs attendent une expérience rapide sur mobile. Si la navigation n’est pas assez fluide, ils abandonnent leur panier et quittent la page. Plus concrètement, ils veulent payer leurs factures rapidement sur les sites bancaires, lire les avis sans attendre quand ils préparent leurs vacances et accéder à un article dès qu’ils cliquent sur le lien correspondant.

Même si plus de la moitié du trafic web provient des mobiles3, notre étude montre que les taux de conversion sur mobile sont inférieurs à ceux enregistrés sur ordinateur4. Vitesse et chiffre d’affaires vont de pair.

Pour mieux comprendre le positionnement des partenaires publicitaires de Google, nous avons analysé 900 000 landing pages mobiles dans 126 pays5. Cette nouvelle étude confirme ce que nous pensions : les sites mobiles sont majoritairement lents et comportent beaucoup trop d’éléments.

Nous avons étudié un large éventail de secteurs, de la finance au tourisme. En moyenne, les pages qui mettent le plus de temps à se charger concernent les secteurs de l’automobile, du retail et des technologies. Ces pages font également partie des plus surchargées du web.

Pour 70% des pages analysées, il a fallu attendre près de 7 secondes avant que le contenu visuel au-dessus de la ligne de flottaison ne s’affiche à l’écran et plus de 10 secondes avant le chargement complet de l’ensemble des éléments.

Nous avons récemment entraîné un réseau neuronal profond (système informatique modélisé sur le cerveau humain et le système nerveux) avec des datas sur les conversions et le taux de rebond. Ce réseau neuronal, dont la précision de prédiction s’élevait à 90%, a révélé que lorsque le temps de chargement de la page passe d’une à sept secondes, la probabilité que le visiteur d’un site mobile quitte la page immédiatement augmente de 113%. Et quand le nombre d’éléments sur la page (texte, titres, images) passe de 400 à 6 000, la probabilité de conversion chute de 95%6.

Source : étude Google/SOASTA, 2017

Accélérer le chargement et simplifier les pages

Il faut aussi réduire la taille des pages. Nous avons constaté qu’elles étaient supérieures à 1 Mo dans 70% des cas, à 2 Mo dans 36% des cas et à 4 Mo dans 12% des cas. C’est énorme pour une page mobile, sachant que le chargement d’1,49 Mo prend 7 secondes avec une connexion 3G rapide7. Nous avons même repéré une image dont la taille s’élevait à 16 Mo !

Malgré tout, il existe de nombreuses améliorations faciles à mettre en œuvre. La simple compression des images et du texte peut changer la donne : 30% des pages pourraient ainsi économiser plus de 250 Ko. D’après notre étude, l’industrie, l’automobile, les technologies sont des secteurs qui offrent les meilleures chances d’amélioration.

L’enjeu des marketeurs est de maintenir l’engagement des consommateurs sur mobile et de garantir des expériences mobile first. Pour connaître les performances de votre site en matière de vitesse et d’ergonomie sur mobile, testez notre outil Test My Site. Étudiez ensuite les graphiques ci-dessous pour obtenir un aperçu global dans les différents secteurs d’activité. Nous fournissons également des recommandations sur la vitesse de chargement, la taille des pages web et le nombre d’éléments de contenu par page.

Sources
  • 1 Étude Google, Webpagetest.org, échantillon de plus de 900 000 sites web mobiles appartenant à des grandes entreprises et des PME du monde entier. Les tests ont été réalisés via Chrome en émulant un Nexus 5 sur une connexion 3G globalement représentative. Vitesse de téléchargement : 1,6 Mbit/s, temps d’aller-retour : 300 ms. Tests réalisés sur EC2 (instances m3.medium), dont les performances sont similaires aux smartphones haut de gamme, janvier 2017.
  • 2 Données Google mondiales, n=3 700, données Google Analytics cumulées et anonymes, recueillies auprès d’un échantillon de sites mobiles ayant accepté de partager des données d'analyse comparative, mars 2016.
  • 3 Données Google Analytics, États-Unis, 1er trimestre 2016.
  • 4 Données Google, informations anonymes cumulées provenant de Google Analytics pour les retailers aux États-Unis, avril 2016.
  • 5 Étude Google, Webpagetest.org, échantillon de plus de 900 000 sites web mobiles de grandes entreprises et PME à travers le monde. Les tests ont été réalisés via Chrome en émulant un Nexus 5 sur une connexion 3G globalement représentative. Vitesse de téléchargement : 1,6 Mbit/s, temps d'aller-retour : 300 ms. Tests réalisés sur EC2 (instances m3.medium), dont les performances sont similaires aux smartphones haut de gamme, janvier 2017.
  • 6 Étude Google/SOASTA, 2017.
  • 7 DoubleClick by Google, The Need for Speed: How Latency Impacts Publisher Revenue, septembre 2016.