À 21 ans, la YouTubeuse Horia réveille la beauty sphere. Spontanée et survitaminée, elle distille avec humour tutos et recos beauté & lifestyle auprès d’une communauté d’Horianeurs engagés depuis le 21 avril 2012. Entretien avec l’une des YouTubeuses beauté les plus likées de France !

Coup de blush sur sa routine YouTube

Vous avez votre routine mode & beauté, mais quelle est votre routine YouTube ?

J’y passe au moins 6 heures par jour, mais c’est mon travail. Je regarde le matin les vidéos sorties la nuit. J’aime découvrir plein de choses, de nouvelles têtes et de nouveaux contenus. Je suis très attentive aux suggestions sur YouTube.

Vous regardez uniquement des chaînes françaises ?

Je regarde un peu de tout. Des chaînes françaises, américaines et anglaises. Je regarde de l’humour, du gaming, du sport, de la beauté, de la musique et des vlogs. Je suis une vraie fan de YouTube.

Quel est votre top 5 de chaînes YouTube ?

Je n’ai pas de top 5, car j’aime naviguer et voir de tout. Il n’y a pas vraiment de chaîne sur laquelle je me jette dès qu’une vidéo sort. Je me jette sur toutes les vidéos, en fait.

Votre coup de coeur ?

J’aime beaucoup regarder les vlogs, et mon coup de coeur du moment est celui de The Sacconejolys. Cette famille irlandaise vlogue tous les jours, même dans les très mauvais jours. On s’attache à elle, et on a l’impression d’en faire partie.

Le contouring édito de la chaîne

Pourquoi vlogueuse plutôt que blogueuse ?

Au début, je regardais beaucoup de YouTubeuses beauté. J’aimais bien faire du nail art, et mes copines n’arrêtaient pas de me demander « comment tu fais ? ». J’en ai eu marre de répéter les choses, donc je me suis dit « je vais faire une vidéo sur YouTube ». Je me suis pris au jeu et j’ai tout de suite aimé ça.

J’ai un blog, mais je l’alimente beaucoup moins que ma chaîne YouTube. Je préfère m’exprimer à l’oral. On fait passer plus de choses en vidéo. Il y a l’expression du visage et l’intonation.

Il y a plus d’interactions parce que les gens sont plus touchés quand ils vous voient et vous entendent. Un blog, il faut qu’il soit joli, bien tenu. Sur YouTube, je suis plus spontanée. Je fais les choses comme ça vient et suis plus naturelle. C’est le format qui veut ça.

Racontez-nous votre première vidéo !

Si seulement je m’en souvenais. Les vidéos du début, c’était une catastrophe. Je ne sais pas pourquoi les gens se sont abonnés. La qualité, c’était n’importe quoi. L’appareil photo, c’était une catastrophe. La lumière, il n’y a rien qui allait. Le son, non plus. C’est mieux maintenant en termes de qualité et de contenu mais aussi dans la façon de parler et de me tenir. Tout va mieux, mais j’ai encore plein de choses à apprendre et, dans 2 ans, je dirai sûrement que les vidéos d’aujourd’hui sont nulles.

Où tournez-vous les vidéos ?

Chez moi, dans ma chambre, sur mon lit. Je m’y sens bien. Je suis de bonne humeur et peux transmettre ma bonne humeur aux gens qui me regardent.

Lookbook, DIY, haul, conseils mode, make-up & coiffure : il y en a pour tous les styles. Quelles sont vos sources d’inspiration ?

J’ai un petit calendrier édito où je note mes idées au fur et à mesure. Ensuite, je vois quelle idée pourrait aller à telle date. Ça peut correspondre à quelque chose de la saison. Je regarde énormément ce que me demandent les abonnés et les tendances.

Je regarde aussi ce que j’ai envie de faire. Je mets un point d’honneur à ce que chaque vidéo que je filme me fasse plaisir et que j’en sois fière à la fin. Si je me forçais à faire des vidéos sur des sujets qui ne m’intéressent pas vraiment, ça se ressentirait. J’écoute ma communauté, mais je m’écoute moi aussi.

Quid des formats ?

Je fais des routines, des tags, des DIY, des formats « 10 conseils », des vidéos #ShareHoria où je réponds à des mails de mes abonnés sur des sujets comme l’adolescence, la religion, l’homosexualité. Je fais aussi des favoris et des tests de makeup farfelus.

Avez-vous des rendez-vous réguliers avec votre communauté ?

Chaque jeudi en début de soirée et chaque dimanche matin. C’est un bon rythme de publication mais je ne me force pas à filmer. En général, je filme plein de vidéos quand j’en ai envie et je les poste le jeudi et le dimanche. J’aime ces jours-là car il n’y avait personne sur ces créneaux avant : tout le monde publiait le mercredi et le samedi. Alors pas de grasse mat pour moi le dimanche. Plutôt le lundi !

Parlez-nous de votre rapport à la beauty & fashion sphere ! Comment choisissez-vous les produits dont vous parlez ?

Je parle un peu de tout sur ma chaîne : d’une marque de thé à une tasse, d’un oreiller à un mascara. Comment je choisis mes produits ? En général, en faisant mon shopping, je trouve des produits qui m’intéressent. Je les achète moi-même, les teste et je dis si j’aime ou pas.

Quel est votre rapport aux marques ?

Je fais rarement des partenariats, mais si une marque m’envoie des produits, je les teste et fais un retour à la marque. Si j’aime bien, j’en parle. Si je n’aime pas, j’en parle aussi. Quand les marques me contactent par mail et me demandent mon adresse, j’indique que je suis toujours honnête et sincère avec ma communauté.

Horianeurs, Horianeuses, Olive You!

Parlez-nous de votre communauté de fans ?

La moyenne d’âge de mes followers se situe entre 18 et 25 ans, puis entre 12 et 17 ans. Ce sont principalement des femmes, avec environ 10 à 15% de garçons.

Quelle importance accordez-vous aux likes, aux commentaires, aux suggestions de vos followers dans l’écriture des vidéos ? Sont-ils une source vive d’inspiration ? Vous les bichonnez ?

Je suis une des premières en France à avoir donné un nom à ma communauté. Je trouvais ça hyper-important d’avoir un nom d’équipe pour qu’on soit soudés et qu’on se sente comme une famille. Maintenant, ça a pris une ampleur phénoménale, et les gens dans ma communauté font des kilomètres en train pour se rencontrer en vrai. Ça crée des liens et du partage.

Sans ma communauté, je n’en serais pas là. Sans elle, je ne suis rien. Je ne l’oublie pas, et ça me permet de garder les pieds sur terre. Je l’écoute pour construire mes vidéos. J’essaie de lui donner des nouvelles tous les jours via les réseaux sociaux, de lui accorder de l’importance et de faire des petits cadeaux via des concours.

En quoi est-ce important de sortir de l’écran et d’aller à la rencontre de vos fans ?

C’est hyper-important de les remercier et de leur montrer que je ne fais pas que créer ma vidéo sur mon lit et la balancer sur Internet. Ils regardent et voilà. Merci. Au revoir. J’ai envie de me déplacer pour les voir, de les prendre dans mes bras, de discuter avec eux. Quand le courant passe bien, certains deviennent des amis parce qu’on partage les mêmes centres d’intérêt et des points communs. C’est hyper-important de les voir en vrai et de leur montrer que ce n’est pas juste un chiffre sur un écran, pas juste une relation virtuelle.

Mai 2016. Vous apparaissez dans le 3ème épisode de « Gaming avec » de Norman. Quels liens avez-vous avec la communauté de YouTubeurs ?

Je ne fais pas des collabs pour faire des collabs. Je collabore avec les gens que j’aime bien, que je connais et avec qui j’aime bien discuter. J’adore aussi participer aux ApéroTube, organisés par Gonzague chaque trimestre. Ce sont des apéros entre YouTubeurs où on peut faire connaissance, discuter de notre passion, de notre métier.

Pour des beauty tips pleins de peps, rendez-vous sur la chaîne YouTube d’Horia !


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